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Article Ozarts Etc. Dec2011

ZalezPochoiriste français établi à Paris, Zalez représente exclusivement des femmes. Des héroïnes de papier glacé, simplement offertes dans leur nudité ou, parfois, accompagnées d’un référent direct aux maîtres du slogan et de la mise en scène. Perchant une poupée « Marc Dorcel » sur la Campbell Soup de Warhol ou fusionnant l’esthétique « Krump » d’une gamine seins nus aux confettis d’un Hirst, Zalez prétend bousculer notre voyeurisme pour induire une réflexion sur les liens entre tabous, représentations et identités. Une entreprise curieuse puisqu’elle en appelle à la perversité de notre regard pour parallèlement invoquer une pudibonderie ambiante. Et si vous le lui signifiez, Zalez parlera dialectique, vous rétorquera: « Bien que mon travail se présente sous la forme de corps nus marchandises, il se propose de faire contrepoids au caractère intangible du monde de plus en plus saturé d’images ; mais il peut aussi devenir éléments figuratifs permettant un retour à la primauté de l’image ». Une gymnastique rhétorique qui forcément conduit au grand écart de sorte que, finalement, la seule véritable question qui se pose soit: pourquoi vouloir intelligibiliser le jeu onirique d’un graphiste doué?

Zalez

 

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Interview- Drawing is Not a Crime

Salut ZALEZ, tu peux nous expliquer l’acronyme de ton nom ?
Alors cela remonte aux années 2000 quand étais étudiant aux Beaux arts de Toulouse, avec un petit groupe d’étudiants nous organisions des expositions sauvages dans les rues du centre ville et nous appelions cela des Zone agréer Libertaires Eduquée à Zapper. C’est l’acronyme des premières lettre de chaque mots en référence a cette période et ces personnes.

Ton travail est clairement axé sur la femme, tu peux nous en dire plus ?
Le travail du corps est pour moi important car il est notre dénominateur commun à tous. Et la vision que nous en avons est conditionnée par la culture, la religion et surtout notre vision de nous même.
Dès le début, je me suis concentré sur l’image du corps féminin. D’une part, dans son inscription dans l’histoire de l’Art et la convenue que ce sujet dans l’Art contemporain doit et c’est un sujet féministe et donc réservé aux femmes. D’autre part, la femme et sa place dans la société est représentative de cette même société. Ainsi, dans la notre (judéo-chrétienne) elles représentent le mieux l’évolution de ces dernières années (droit de vote, égalité hommes-femmes, loi sur le mariage pour tous…etc). Enfin, cela me permet aussi de traiter différents sujets qui m’intéressent : consommations, politiques,social, etc !
Le dernier point important dans mon travail est l’utilisation de corps nue, pour moi c est un moyen de revendication de sa liberté, face au monde !
En effet, on retrouve le corps utilisé pour des fins plus politisées comme le font les Femens, les Pussy Riot mais aussi dans une idée de s’affranchir de ces codes judéo-chrétiens comme le mouvement « free the nipples ».

Quel est ton parcours ?
J’ai eu un parcours et un apprentissage des bases classiques du dessin, par mon père d’abord qui dessinait beaucoup, puis j’ai fait une école de Design à Montpellier, et les Beaux arts de Toulouse et un peu d’Histoire de l Arts. Mais je me suis toujours senti enfermé dans ces établissements de part la structure, les enseignements. Donc je me suis trouvé rapidement à chercher autre chose principalement dans la rue et la culture Underground.

Pourquoi le pochoir ?
J’utilise principalement la technique du pochoir, car elle me permet a la base de travailler en ville de laisser mes petits personnages très rapidement, j’ai ensuite développé cette technique pour la pousser avec la couleurs jusqu’à un résultat quasi photographique. J’ai développé en parallèle la technique du dessin et de la photographie,
J’aime travaillé de plus en plus sans dessin car c’est une discipline ou l’erreur est très dure à corriger et ou j’ai un rapport direct avec l’œuvre qui se forme que j’ai moins avec le pochoir qui se fait en trois temps avec un dessin de recherche, le découpage et enfin le passage en peinture.

Tu as fait pas mal d’expos, principalement collectives avec de plus en plus de solos depuis les deux dernières années
Oui j ai fais pas mal d expositions ces deux dernières années principalement à l’étrangers car il y a plus de possibilité d’exposer et de travailler a l’étranger pour un artiste qu’en France. L’année dernière j ai fait un retour en France en signant un contrat avec la Galerie Berthéas de St Etienne, avec qui ça ce passe bien,et qui me permet de développer mon travail comme je le souhaite.

Il y a des artistes contemporains dont tu suis le travail ?
Bien sur, je pense que c’est important de s’intéresser au travail des autres!
J’apprécie beaucoup le travail en dessin de Juan Francisco Casas Ruiz, j’ai eu la chance de voire quelques unes de ses oeuvres et c est assez magique son travail au stylo Bic. Ensuite, j’aime beaucoup le travail en peinture de Jenny Saville et Philippe Pasqua. Pour ce qui est du street art et du pochoir, j apprécie beaucoup le travail de D-Face, encore trop peu connus en France et le travail de Herakut. Après, je m interrésse a beaucoup de chose, le graphisme, le design, la mode, l’architecture, la photographie…

Ta vie en dehors de tes créations, tu la résumes comment ?
Braque disait « Pour l’Artiste,un jours l art et la vie ne font qu un ». C’est un peu ça en fait, en vivant on crée et c’est une recherche de chaque instant. Après je fais pas mal de surf de skate mais je considère que tracer une ligne en dessin ou en surf sur une vague ou sur le béton en skate est aussi une création et développe de nouvelles perspectives. Sinon, je lis beaucoup et m’informe ce qui est important a notre époque.

Tu as d’autres centres d’intérêt ?
Comme je le disais plus haut, je pratique le skateboard, le surf, le ski, pour ce qui est des à coté. Après mes centres d intérêt sont les voyages, et d essayer de mêler tout ca : l’art, le sport, les rencontres. C’est ca en fait ma vie et mon équilibre.Tout et lié en fait, c’est difficile à compartimenté, disons que mon centre d’intérêt est la quête d un moment parfait ou tout s accorde. Cela pourrait être un sujet d’Arts ou de Philosophie. Disons que mon centre d’intérêt c’est de vivre…

 

Propos recueillis en Avril 2014

http://drawingisnotacrime.com/art/interview-zalez/

 

 

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